Crash Texte : La trilogie des Abîmés
Catherine Verlaguet
Première lecture. Trois pièces courtes pour raconter l’épopée tragi-résiliente de Ludo et P’tit Lu, deux frères qu’un contexte familial délétère n’aura pas épargnés mais qui jusqu’au bout, cherchent la lumière.
À partir de
0
ans
Durée :
1h
Le bruit et le silence –
Ludo et P’tit Lu sont rendus à leur famille après quelques mois passés en foyer d’accueil.
À la maison, Ludo protège son p’tit frère des violences de leur père.
P’it Lu, d’un naturel rêveur et optimiste, s’obstine à couver des œufs de poule dans l’espoir d’avoir un poussin dont il pourrait s’occuper.
Un jour, alors qu’ils font de la peinture à l’école, P’tit Lu soulève ses manches pour se laver les mains. À la vue de ses bleus, la maîtresse alerte les dames, qui viennent reprendre les enfants.
Alors qu’elles emmènent P’tit Lu, Ludo se cache et fugue.
Arlequin ou la première graine –
Au foyer, P’tit Lu ne participe à rien et ne veut rencontrer personne. Mais petit à petit, il s’attache à Nora, une éducatrice lumineuse qui l’initie au pouvoir de recoudre les tissus déchirés. Cette analogie lui fait du bien. Et bientôt, il fait des t-shirts, des robes, des sacs, des shorts… et est invités à tous les anniversaires de filles de sa classe !
Quand sa maitresse lui demande de faire un exposé sur son arbre généalogique, P’tit Lu arrive avec une graine : il sera le premier, tout en haut, le premier membre de son arbre.
Fugues –
Quand Ludo, 12 ans, se réfugie chez sa meilleure amie Faïza parce que les services sociaux sont venus les chercher, lui et son frère, celle-ci accepte de le cacher dans le tiroir, sous son lit, le temps de trouver une solution. Au bout de quelques jours, fort de toutes les économies de son amie, Ludo rejoint la Bretagne, où vit la vieille grand-tante de Faïza : Anna.
Anna n’a pas d’enfants. Elle accueille Ludo comme le fils qu’elle n’a pas eu et accepte de le cacher chez elle, dans son petit village où personne ne pose de question.
Jusqu’au quinze ans de l’adolescent, elle va s’occuper de lui, lui apprendre à apprivoiser sa violence, et le piano. À la mort d’Anna, Ludo doit fuir à nouveau.
Ce qu’il vit de ses quinze à ses dix-huit ans, Ludo préfère l’inventer que le raconter. Il erre de gare en gare pour jouer du piano, récolter quelques pièces…
Mais à dix-huit ans, il se rend à la police pour récupérer des papiers d’identité et réclamer la garde de son frère.